Le 14 mai dernier, M. Chatel avait fait une demande de dérogation au CCU de la ville de Mont-Tremblant concernant l’installation d’une clôture à son domicile. Bien qu’il ne soit pas nécessaire d’acquérir un permis pour construire une clôture, celle de M. Chatel ne respectait pas les normes en vigueur à la ville de Mont-Tremblant. La clôture contrevenait de par sa hauteur, sa proximité avec le trottoir et parce qu’elle empiétait sur les berges de la rivière Cachée et du lac Tremblant. Rappelons que le CCU est un organisme mandaté par le conseil municipal pour donner des avis sur les demandes qui lui sont soumises en matière d'urbanisme et d'aménagement du territoire. M. Chatel en est le président.
Selon André David, il est inconcevable que M. Chatel ait agi ainsi, et ce, en toute connaissance de cause. Lors de la séance du conseil municipal tenue le lundi 9 juillet dernier, M. David a fait noter que la clôture de M. Chatel a été installée avant le 10 avril, soit au moins quatre jours avant la demande de dérogation. Toutefois, la demande de dérogation mineure déposée par M. Chatel a été acceptée en partie, compte tenu des «projets de la ville de Mont-Tremblant de prolonger le trottoir jusqu’au pont des Chutes, d’y ériger une clôture pour la sécurité des piétons et de reconstruire les infrastructures du barrage positionnées sous le pont», selon les procès-verbaux du CCU en date du 16 avril 2012.
Pas question de le faire démissionnerAndré David a affirmé que la clôture de M. Chatel n’avait pas subi les modifications exigées par le conseil municipal. Pour cette raison, M. David a mis en doute l’intégrité de M. Chatel et a exigé sa démission, disant qu’il ne pouvait plus avoir confiance envers le président du comité consultatif d’urbanisme.
Le maire de Mont-Tremblant, M. Pierre Pilon, a fait savoir à M. David qu’il n’avait pas l’intention de demander la démission de M. Chatel. Le maire a rappelé à l’assemblée que la demande de dérogation mineure déposée par M. Chatel a été acceptée. Il a aussi profité de l’occasion pour saluer l’excellence du travail de M. Chatel et pour faire noter à l’assemblée que celui-ci a déjà été nommé bénévole de l’année. Enfin, M. Pilon a déclaré que, si M. Chatel avait enfreint les normes pour la construction de sa clôture, celui-ci devrait en subir les conséquences au même titre que n’importe quel citoyen, mais que cela ne justifiait pas de demander sa démission.
M. David s’est montré sceptique face à cette annonce, ajoutant que la clôture venait tout juste d’être peinte.

