Yolande James, ministre de la Famille, a rencontré les employés et les directeurs d’Intrawest à la Station Mont-Tremblant, le 30 août dernier. Mme James effectue présentement une tournée à travers le Québec pour prendre le pouls de la population et évaluer les difficultés à surmonter pour concilier travail et famille.
Dans une industrie touristique, où les employés travaillent des heures atypiques, il demeure d’autant plus important de les accommoder pour les garder en poste. « On n’a pas de politique spécifique, ajoute Sylvie Caron, vice-présidente aux Ressources humaines chez Intrawest. Tout dépend du gestionnaire. Mais il reste les contraintes de la convention collective et, dans la mesure du possible, on accommode nos équipiers. »
Le défi premier, pour la responsable des ressources humaines reste la « saisonnalité ». En effet, la Station compte environ 800 employés en été et 1 600 en hiver, selon les données du département des communications. De plus, l’hiver, on emploie plus de gens le week-end et durant les congés fériés. L’été, le nombre de travailleurs reste stable. Évidemment, plus l’employé a de l’ancienneté, plus il a le loisir de choisir ses journées de travail.
On reconnaît toutefois qu’à la Station Mont-Tremblant, les jeunes décrochent les postes les plus précaires.
Des employés et employeurs ouverts
La ministre Yolande James a salué l’ouverture du côté des employeurs autant que du côté des employés. Elle comprend mieux la diversité des emplois qui s’offrent dans la région, les heures atypiques auxquelles les employés sont confrontés et les réalités qu’ils vivent. « On a eu des échanges francs, aujourd’hui », a-t-elle informé les médias de la région. Mont-Tremblant est le 7e endroit que la ministre de la Famille a visité dans le cadre de sa tournée provinciale. Le lendemain, elle se rendait en Outaouais. Elle rappelle que le besoin en places de garderie augmentera en importance en raison du récent baby-boom. Elle rappelle aussi le crédit d’impôt que le gouvernement Charest a mis en place pour les services de garde. « Le défi : composer avec la flexibilité et arrimer les heures de travail », a conclu la ministre qui tirera des conclusions plus fermes au terme de sa tournée panquébécoise. Une chose est sûre : elle entend « soutenir les entreprises (en plus de travailler de concert avec elles) et être pro-actif ».
