« Je suis confiant qu’on va gagner » - Thomas Mulcair

Mathieu Ste-Marie
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Candidat à la chefferie du NPD en visite au Mouton noir

À près d’un mois du scrutin qui désignera le nouveau chef du NPD, le candidat québécois Thomas Mulcair est venu rencontrer ses partisans massés en grand nombre au Mouton noir de Val-David, le 18 février après-midi.

La confiance règne dans le camp Mulcair.

Cette visite informelle dans le petit bar valdavidois coïncidait avec la dernière journée de la tournée québécoise de M. Mulcair, qui a débuté à Hull, le 7 février. Entouré du député de Laurentides-Labelle, Marc-André Morin et de plusieurs membres du Nouveau Parti Démocratique, M. Mulcair ne laissait aucun doute sur l’identité du prochain successeur du défunt Jack Layton. « Je suis confiant qu’on va gagner », a-t-il dit entre deux bouchées de salade César. Son enthousiasme ne semble pas démesuré si on se fie aux résultats du sondage du 13 février, commandé par l’équipe de Paul Dewar, un de ses opposants, qui le place en tête avec 25,5 %. Suivent loin derrière Peggy Nash ( 16,8%) et Paul Dewar ( 15,1%).

Ses appuis sont très solides au Québec, mais le député est moins connu au Canada. Il ne craint toutefois pas les votes hors-Québec. « On va être premier dans le reste du Canada aussi », a-t-il dit. Les visites qu’il effectue dans plusieurs provinces canadiennes depuis plus d’un mois semblent l’avoir convaincu.

Député depuis 1994

Des six candidats en lice, il croit être le meilleur à occuper le poste convoité de chef du NPD à cause de son expérience en politique. « J’ai plusieurs réussites à mon actif. J’ai non seulement été élu six fois d’affilée ( trois au fédéral et trois au provincial) mais j’ai aussi été ministre (de l’Environnement) pendant plusieurs années, a-t-il souligné. Cependant, ce que j’ai accompli de plus important est d’avoir été leader adjoint de l’opposition officielle à Québec face à un gouvernement majoritaire. Je sais comment structurer l’Opposition », a dit le député d’Outremont.

M. Mulcair rappelle qu’il a déjà été un administrateur public. « Je crois que c’est souvent pour le côté « administration publique » que les gens hésitent à voter pour le NPD », estime celui qui a été élu pour la première fois en 1994, sous la bannière du Parti libéral du Québec.

Une vision progressiste

Le prochain chef du NPD aura de grandes chaussures à enfiler. L’ancien chef, Jack Layton, été très populaire et très aimé de la population canadienne. Thomas Mulcair croit que son parti devra néanmoins continuer à prôner une vision progressiste de la société, celle de M. Layton. Par exemple, il veut s’assurer que les personnes âgées ne vivent pas dans la pauvreté, que les enfants n’aillent plus à l’école sans avoir mangé et que les Premières nations vivent dans de meilleures conditions. Il veut aussi appliquer les notions de développement durable.

Plus de temps pour le Québec

Plusieurs observateurs politiques ont laissé entendre que la course à la chefferie du NPD était trop longue. Même si ce constat n’est sans doute pas partagé par tous, cette situation profite à M. Mulcair. « Si ça avait été plus court, le Québec n’aurait eu aucune chance. Nous sommes la seule province qui ne vend pas de cartes de membre au provincial (le NPD est présent partout au Canada, sauf au Québec, sur la scène provinciale). Nous sommes désavantagés structurellement. On avait absolument besoin de plus de temps pour vendre de nouvelles cartes », a-t-il expliqué. Alors qu’au mois de novembre, le nombre de membres était de 5 000 au Québec, il y en a maintenant 10 000, selon lui.

Pour pouvoir voter pour le prochain chef du NPD, les gens devaient adhérer au NPD avant-hier, le samedi 18 février.

Organisations: Nouveau Parti Démocratique, Parti libéral du Québec

Lieux géographiques: Québec, Canada, Hull Laurentides-Labelle Outremont

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