Ces derniers ont entre autres choisi de remplacer Mme Lagarde par la conseillère Irène Milord comme représentante de la municipalité au Comité de bibliothèque, ainsi qu’au Réseau Biblio des Laurentides, puisque la mairesse avait raté les dernières réunions de ce comité municipal. Mme Lagarde a toutefois rétorqué qu’étant donné un conflit d’horaire, elle avait choisi d’assister à des réunions du conseil des maires de la MRC et signalé qu’elle avait l’intention de compléter son mandat à titre d’administrateur du Réseau Biblio des Laurentides, jusqu’en 2013.
Non sans avoir précisé qu’en temps normal, la discrétion était de rigueur concernant l’identité des personnes en cause dans les cas de harcèlement psychologique, Mme Danielle St-Laurent, conseillère, a, au nom de ses collègues, lu une résolution pour remercier Diane Taillon, directrice générale de la municipalité, « pour sa décision de retirer sa plainte de harcèlement psychologique contre Danièle Lagarde, en traitement à la Commission des relations du travail du Québec […] et la sagesse dont elle fait preuve afin de régler la situation. »
Atteinte à sa réputation
La résolution résume le manque de collaboration de Mme Lagarde et évoque les frais de défense de la mairesse encourus par la municipalité, obligée de les assumer dans le cadre de ce litige. (La Commission des relations du travail du Québec fournissait l’avocat de Mme Taillon). Cette résolution citait aussi Mme Taillon : « Après mûres réflexions et suite à la demande de citoyens, je laisse tomber ma plainte, car je n’ai jamais voulu que cela coûte des sous à la Municipalité. Mon objectif a toujours été de pouvoir travailler dans un contexte sain sans qu’on porte atteinte à ma réputation. » Mme Monique Grenier, ex-mairesse, est personnellement intervenue auprès de la dg en ce sens. Cette décision de Mme Taillon a été chaudement applaudie par l’assemblée. Puis, Mme Lagarde a commenté en disant qu’elle considérait avoir fait ce qu’il fallait.
Cette même résolution faisait aussi état du fait que les conseillers ont décidé de faire le nécessaire « pour assurer le bon fonctionnement de la Municipalité […] en tant qu’employeur pour assainir le climat de travail et en tant qu’administrateur. » Ken Baker, conseiller, a précisé que les conseillers en avaient « plus qu’assez que la municipalité et son conseil soient mal vus par les autres municipalités et qu’il n’y avait aucune chicane entre eux », exception faite bien sûr de la mairesse.
À la période de questions, M. Gilles Séguin a dit souhaiter que soit amélioré le parc jouxtant les bureaux de l’hôtel de ville, en prélevant une partie de la somme de 242 000$ consacrée au budget pour les parcs, qui prévoit entre autres d’en aménager un aux abords de la Fraternité-du-Lac; projet qui a comme on le sait son lot de détracteurs.

