La fuite des diplômés vers les grands centres urbains est une réalité qui ralentit l’accroissement économique d’une région. Depuis dix ans, l’Université du Québec en Outaouais à Saint-Jérôme et le Cégep de Saint-Jérôme travaillent à faire grimper le niveau de diplomation des jeunes de la région. Malgré ces efforts de la part des institutions scolaires, il est difficile de trouver un emploi dans le domaine de l’administration lorsque nous sommes étudiants.
Des employés de l’université se sont afféré à trouver des stages d’été et des emplois à temps partiel pour nous. Tout ce qui a été trouvé ce sont des emplois au sud de Saint-Jérôme. Pour ma part, j’ai tenté plusieurs expériences. Les candidats n’ont pas d’heures garanties. D’autres n’engagent tout simplement pas d’étudiants et les autres offrent seulement quelques heures pendant les semaines de cours étant donné qu’elles ne sont pas ouvertes les fins de semaine. Certaines entreprises recherchent que des diplômés, d’autres ont peur que les étudiants en administration demandent des salaires exorbitants. Un mythe qui n’est pas fondé.
Tout cela pour dire qu’il est bien beau de se plaindre que les diplômés préfèrent quitter les régions au profit des régions urbaines, mais il faut que les futurs diplômés se sentent soutenus par leurs collectivités dans leurs démarches. Le devoir revient aux entreprises et institutions d’offrir des emplois d’été afin de remplacer les employés lors des vacances estivales ou d’ouvrir des postes à temps partiel de vingt heures par semaine lorsqu’il est possible. Je crois au développement économique de ma région par le savoir-faire que les jeunes d’ici acquièrent dans les grands centres. Ne les laissons pas être conquis par des entreprises hors régions.
Pascal Turcotte
Étudiant au Baccalauréat en Administration des Affaires
UQO Campus de Saint-Jérôme
