Linda Ouimet est la troisième et dernière finaliste au titre de Femme d’exception des Laurentides. Un concours de CIME, Le Rythme des Laurentides et TC Média.
Linda Ouimet, directrice du Service de la police de la Ville de Blainville est la première
femme a être nommé à titre de chef de Police au Québec.
« Ça m’a scié les deux jambes»
Linda Ouimet fêtait son anniversaire le 29 avril dernier. Le 30, elle apprenait en direct à la radio de Cime qu’elle était finaliste. «J’étais vraiment émue. Ça m’a scié les deux jambes. Bien sûr j’étais surprise, émotionnellement touchée, fière…Mais surtout, « d’être considérée exceptionnelle» aux yeux de quelqu’un qui nous est cher » est inévitablement un signe de reconnaissance qui n’a pas de prix, qui a une valeur inégalée,» nous confie-t-elle en entrevue. «Habituellement je m’occupe des autres. Je veille à ce que les gens autour de moi soient heureux. Je ne cherche pas cette popularité.» «Depuis ma nomination, j’ai reçu plein de messages de mon entourage pour me dire que c’était mérité. Alors, je profite de ce moment-là. Je reçois des messages d’amour, d’amitié, de félicitations. Je le prends. C’est un petit moment de gloire,» confesse Linda Ouimet.
Période mouvementée
Policière de carrière, Linda a toujours été présente pour sa famille, ses amis et sa communauté. Elle est la quatrième de cinq filles. « On est une famille tissée serrée ». Linda n’a pas pu avoir d’enfants, mais elle est depuis plus de quinze ans la belle-maman de deux adultes. «Ce ne sont pas mes fils, mais je les considère comme tels!» Linda est aussi une seconde figure maternelle aux yeux de ses deux nièces qui ont récemment perdu leur père. « Je vis une période particulière. Ma candidature a été proposée par ma sœur. Et mon beau frère est décédé il y a deux mois. Il était policier. C’était mon mentor. Il a une grande part dans le fait que je sois policière ».
« Ça va super bien»
Linda Ouimet est policière à Blainville depuis 24 ans. Elle est passée par tous les postes. «Je connais bien mon organisation!» Directrice du service depuis 2009, elle a réalisé un objectif qu’elle s’était fixé. «C’est ce que je visais! » Elle travaille dans un milieu d’hommes. « Ils ont très bien pris ça! » « Je considère que ça prenait de l’audace pour choisir une femme au niveau de la province. Ils avaient la pression de nommer une première femme et en même temps de nommer la meilleure personne à ce poste. J’avais une double pression. Comme femme on en fait un peu plus pour être la meilleure ». Linda Ouimet est directrice depuis trois ans maintenant. Elle est à la tête de 103 ressources, dont 70 policiers. «. Ça va super bien!» «J’ai l’ambition de bien performer. Je me plais à dire qu’on a le meilleur service. Et ce succès c’est la contribution de tous. Pour moi il est important d’aller chercher le meilleur de chacun, que tous soient heureux dans leur travail. C’est notre challenge. On a une grande fierté d’avoir un service performant. Mon défi, garder les troupes performantes.»
Diriger autrement
«En tant que femme on dirige peut-être différemment. Je suis proche de mes émotions.» Linda fait partie de la deuxième décennie de femmes policières. Première femme sergent en 1994, pour Linda il est important de «Bien faire sa place. Et il faut croire en nos rêves. J’aimerais être une inspiration pour les jeunes. J’ai ouvert des portes. Je voulais arriver là et j’y suis arrivée. Pour être à ce poste, il faut être passionnée et rester à la page. Ce n’est pas une fin. La société évolue constamment. Il faut se tenir au courant à tous les niveaux, être à l’affût. Le milieu a changé, les stratégies. La police ce n’est pas juste la condition physique, mais la communication, la façon d’être. Et nous vivons un choc des générations. Non seulement au niveau des réseaux sociaux, mais d’une nouvelle génération qui a une vie sociale importante. Je dois recruter avec la philosophie du service Il faut être à l’écoute, être capable d’avancer avec les changements.» La Femme d’Exception des Laurentides sera élue le 11 mai prochain lors du «Tapis Rouge Femmes d’Exception des Laurentides 2012».

