« À l’âge de 14 ans, on m’a diagnostiqué une leucémie. Je suis allée à l’hôpital, j’ai apporté une valise et finalement je suis sortie de là trois mois plus tard parce qu’il n’y avait rien qui fonctionnait. Ils ne savaient pas ce que j’avais », d’expliquer Sophie-Kim, qui avait déjà reçu plusieurs traitements de chimiothérapie. Elle apprend finalement qu’elle souffre de deux leucémies combinées : lymphoblastique et myéloïde aigüe, ce qui est extrêmement rare selon elle. Puisqu’aucun protocole n’existait, on lui suggère de faire de la chimio expérimentale, à des doses 30 fois plus fortes que ce qu’elle recevait à ce moment-là. « Mes parents ont refusé, ils croyaient que ça allait me tuer », explique-t-elle.
Un génie
Sa mère s’est donc mise à chercher d’autres solutions. Elle rencontre alors Gaston Naessens au Salon de la Santé de Montréal, un microbiologiste belge établi au Québec depuis les années 60. Ce scientifique a développé un microscope très puissant qui lui permet de visualiser le sang vivant, le somatoscope. « En médecine traditionnelle, on observe seulement du sang séché (mort) sous forme de frottis ». Grâce à cette technologie, M. Naessens découvre un nouveau type de cellule, les somatides, développe la théorie somatidienne et met au point un produit qui renforce et stimule le système immunitaire, le 714x. Selon lui, ce produit permet au corps de combattre une panoplie de maladies en redonnant toutes ses fonctions au système immunitaire.
Ces théories sont encore controversées aujourd’hui et les autorités n’ont toujours pas reconnu les travaux du chercheur. Selon plusieurs sources, il a été prouvé que le 714x n’a pas d’effet toxique sur le corps humain. Pour des raisons nébuleuses, Santé Canada n’a pas approuvé le produit alors qu’il franchissait une des dernières étapes du processus. Il est possible d’acheter le 714x dans plusieurs pays du monde, mais pas au Canada. « Ce qu’il faut entendre par là, c’est que le lobbying pharmaceutique est tellement fort, que si quelqu’un trouve un remède contre le cancer, on va tout faire pour le tuer, l’écraser, l’acheter », souligne Sophie-Kim. Elle mentionne d’ailleurs que M. Naessens a refusé à plusieurs reprises de vendre son produit, qu’il est primordial pour lui que ça demeure sa propriété intellectuelle. « Cet homme, c’est un génie qui sera malheureusement reconnu quand il va être mort (…) Il y a d’ailleurs un livre sur lui intitulé « Le Galilée du microscope » ». L’homme est actuellement au cœur de controverses, de batailles juridiques : « Ces découvertes dérangent » ajoute-t-elle.
Des injections en cachette
Cette rencontre avec Gaston Naessens a complètement bouleversé les vies de Sophie-Kim et de sa famille. Même si ce produit, un mélange de camphre et d’oligoéléments entre autres, n’est pas homologué, il figure sur le Programme d’accès spécialisé (PAS) de Santé Canada et peut être prescrit par un médecin à des patients dont l’espérance de vie est amoindrie. Après avoir essuyé plusieurs refus, Sophie-Kim et sa mère rencontrent enfin une médecin prête à le lui prescrire. « J’ai pris le 714x pour la durée du protocole ». Les injections quotidiennes, faites près des nodules de l’aine doivent être réalisées pendant trois cycles de 21 jours. En plus du 714x, Sophie-Kim mettait toutes les chances de son côté en suivant plusieurs autres traitements en parallèle comme l’acupuncture, l’homéopathie, la massothérapie et la psychologie. « Je buvais mon jus de carotte tous les matins ». Ajoutez à ce cocktail, une dose de volonté. Trois mois plus tard, elle subit une autre ponction lombaire, elle est en rémission. Elle retourne à l’école et rattrape son année scolaire, la vie reprend son cours.
Un an plus tard, presque jour pour jour, de nouveaux tests lui apprennent qu’elle fait une rechute. Elle est réadmise à l’hôpital. « Je n’avais pas le choix de faire un traitement de chimiothérapie pour baisser le nombre de globules blancs. On les a informés qu’on faisait du 714x, mais il a fallu se cacher pour faire les injections ». Comble de malheur, Sophie-Kim contracte une bactérie nosocomiale, le Staphylocoque doré, mieux connu sous le nom de gangrène. « J’ai été infectée dans la région du périnée, assez mal foutu merci! (…) Pour arrêter cette infection, habituellement on ampute. Mais au niveau du périnée, on fait quoi? ». C’est devenu un problème majeur, pire que le cancer lui-même. S’en suivent des douleurs atroces, Sophie-Kim ne pouvait plus se lever ni même s’assoir. Aucun traitement ne vient à bout de cette condition. Elle subit une colostomie. « La gangrène m’a littéralement mangée par en dedans, il a fallu dévier l’intestin pour éviter que les selles ne se retrouvent dans le vagin, il n’y avait plus de frontière. Ça n’avait pas de bon sens! », explique-t-elle. « J’étais en phase terminale, ils ont dit à mes parents d’appeler toute notre famille, que probablement je ne serais plus là le lendemain ». Sa mère s’est donc adressée à elle en lui demandant comment elle voyait les choses. « Je lui ai dit que je savais que j’étais malade, mais que je ne sentais pas que j’étais à deux doigts de la mort. Je ne veux pas mourir, je veux vivre ».
Ça coûte très cher
Sophie-Kim quitte l’hôpital avec sa mère pour se rendre à la clinique de M. Naessens. Elle reçoit à nouveau le 714x, mais aussi des traitements d’acupuncture avec courants électriques. Pour contrer la gangrène, la jeune femme essaie un produit à base de cellules souches. « Ça coûte très cher », dit-elle. Selon elle, l’acupuncture a arrêté l’infection et les cellules souches ont permis la reconstruction de ses tissus. « Tout s’est reconstruit naturellement, pas parfaitement, mais naturellement ». Deux ans plus tard, elle n’a plus aucune contrainte, on lui retire son sac et elle peut enfin aspirer à une vie plus normale. « J’ai été guérie de tout finalement! », déclare-t-elle.
À 35 ans, la Tremblantois remarque une bosse à un sein. La biopsie dévoile qu’elle souffre d’un carcinome canalaire stade II. On lui offre deux choix : mastectomie ou retrait de la masse et hormonothérapie pendant cinq ans. Cette fois, il n’en est pas question, elle reprend le 714x pendant une année complète et se fait passer un savon par un médecin de la région, qui lui reproche son inconscience.
« Je me sentais bien, j’étais suivie à tous les trois mois. La masse était toujours là, je voulais me la faire enlever. C’est ce qu’on a fait finalement ». Sophie-Kim est actuellement en rémission, les marqueurs de cancer sont négatifs dans son sang et elle est plus en forme que jamais. « Les médecins ont fini par conclure que c’est la chimio que j’ai reçue à 14 ans qui a induit un cancer du sein ». Aujourd’hui, elle a 37 ans et deux enfants, malgré qu’on lui ait dit qu’elle ne pourrait en avoir.
Un esprit sain dans un corps sain
« Toutes les toxines que l’on retrouve dans les aliments transformés, le stress que nous vivons ou les ondes qui nous bombardent affectent notre santé. Les toxines s’accumulent avec les années et les gens tombent malades à 60 ans ». Sophie-Kim prend soin de manger des produits bios autant que possible, elle évite de boire du lait (on y ajoute des hormones), ne consomme que de l’eau purifiée et structurée (une technique japonaise), n’applique que des crèmes sans produits chimiques et reste active en faisant du ski, du vélo ou de la raquette.
« Je lis beaucoup, surtout des livres de croissance personnelle. Je contrôle mes pensées et mes émotions. Earl Nightingale a dit : Nous devenons ce que nous pensons la plupart du temps ». C’est pourquoi elle croit que le secret de sa guérison réside surtout dans ses pensées. « Je suis toujours positive, je ne vois que le positif dans tout. Je me suis demandé pourquoi tout ça m’était arrivé. Aujourd’hui, je constate que ces cancers ont finalement été un cadeau. J’ai réalisé que j’étais un être de co-création, je co-crée ma vie. Très peu de personnes réalisent qu’ils sont co-créateurs».


Oui bien sûr Caro-Lyne que je me souviens de toi! C'était il y a bien longtemps n'est-ce pas? Ce sont de bons souvenirs. Merci pour ton commentaire. Je ne savais pas que tu avais suivi "l'affaire" et encore moins que ça t'avait touchée autant. Je sais ce que moi j'ai vécu, mais je ne n'ai aucune idée de ce que ça a eu comme répercussions dans la vie de ceux qui me connaissent car rares sont ceux qui m'en parlent. Et c'est toujours intéressant pour moi de savoir que ça a pu servir de réflexion, d'évolution ou d'inspiration pour certains d'entre vous. Un beau bonjour bien spécial à toi! xxx