Samedi, la course de 12 km avec plusieurs obstacles s’adressait à des athlètes avertis. Ceux-ci devaient parcourir un trajet peu commode et ensuite, dans les derniers kilomètres, franchir plusieurs obstacles, dont une clôture de barbelés et un mur.
« C’est assez difficile, lance Benoît Bastoul, résident de Montréal. On court dans l’herbe, sur les racines, dans la terre. On a l’impression qu’on coupe à travers la montagne. Il faut faire attention où on met les pieds parce qu’il y pas mal d’eau et de racines et ça glisse », a expliqué l’athlète.
À l’arrivée la plupart des coureurs étaient exténués et cherchaient leur souffle. C’est le cas de Sophie Carpentier, le corps couvert de boue, qui est venue à l’événement avec une équipe de Sherbrooke. « Habituellement, je cours 12 km en 45 minutes, là ça m’a pris 2 heures », a-t-elle dit.
À la sortie de la clôture de barbelés, où les gens devaient ramper ventre à terre dans la boue, la fatigue et la souffrance physique se ressentaient. « Ne participez jamais à cette course », a lancé sur un ton mi-sérieux un participant qui s’adressait à la vingtaine de curieux venus encourager les « spartiates ». Un autre, un homme dans la quarantaine, a lancé un cri de conquérant après avoir franchi ce difficile obstacle. Avant de s’attaquer à d’autres.
Sur le coup des deux heures, le soleil s’est montré et a augmenté d’un cran la difficulté de la course. Selon Phil Gibbin, directeur de l’événement, il y a eu cinq cas de déshydratation et coups de chaleur. Il y a aussi eu quelques cas de fractures d’os, mais au reste, les blessures qu’ont subies certains participants étaient mineures, telles que des égratignures et des entorses aux chevilles. Heureusement, une équipe de 20 secouristes, dont sept ambulanciers, étaient sur les lieux.
Autre soulagement pour les compétiteurs, un lac était accessible pour se rafraîchir et se laver.
Beaucoup de mondeSamedi en début d’après-midi, le site était bondé de participants, mais aussi de proches venus les encourager. Responsable des volontaires pour le Spartan Race, Marika Sévigny était très heureuse de tenir une autre édition à Mont-Tremblant. « C’est un endroit qui est très bien connu pour les Montréalais et c’est très joli. Ça fait trois ans qu’on est ici et ça se passe toujours bien », raconte celle qui remettait les médailles à la ligne d’arrivée, habillée en spartiate.
Bien entendu la majorité des participants étaient de sexe masculin. Toutefois, la présence féminine était somme toute importante.
Après le 12km samedi, c’était au tour du sprint de 5km dimanche. Une course plus accessible, souligne Mme Sévigny, mais qui comporte aussi certaines difficultés.

