Point de vue a choisi de partager avec vous certaines de ses remarques.
Du positif
Le blogueur commence sa critique en rappelant qu’il est odieux pour lui de faire des commentaires sur le 70.3, car c’était selon lui la course de cette envergure la mieux organisée du Québec. « La plus grande force du tracé est sa sécurité – aucun équivalent sur le circuit. En fermant complètement la circulation sur le tracé et en interdisant même les voitures de le croiser, Mont-Tremblant vient de créer une première sur le circuit », y commente-t-il. La surface de roulement a aussi semblé satisfaire le triathlète. La centralisation de la course à la Station a plu à M. Saint-Jalm, « ( …) a permis de créer une ambiance très « triathlètes! » ». Les chambres d’hôtel accessibles et la qualité du service de son hébergeur ont aussi été soulignées. Quant au parcours, l’équipe de Trimes a apprécié son accessibilité : « (…) selon nous, le parcours est honnête. Sans être trop difficile pour faire fuir les participatifs et sans être trop facile pour faire fuir les compétitifs ». Le travail de l’animateur qui connaissait bien son sujet a aussi plu à l’équipe.
Et un peu de négatif…
Alexandre Saint-Jalm mentionne dans son article que la faute revenait davantage aux bénévoles qu’aux organisateurs pour ce qui est des petits manques de l’évènement. « Trimes.org ne souhaite aucunement attaquer les bénévoles. Nous croyons simplement que ces points permettraient d’avoir la meilleure course possible. Il y a une certaine expertise à développer ». Selon lui, la communauté ne vibre pas encore tout à fait au rythme de Ironman 70.3. « La communauté est encore en mode apprentissage. Même avec des banderoles un peu partout, il y a une culture à développer ».
Pour ce qui est du parcours, l’équipe de Trimes croit que Mont-Tremblant aurait avantage à inverser son parcours : « La section Duplessis étant plus sélective, elle pourrait permettre des écarts (…) Il y avait clairement des pelotons qui se sont formés et cela devenait pratiquement ingérable pour les arbitres (…) Évidemment, ces pelotons favorisent souvent les participatifs, malheureusement, ils peuvent devenir dangereux pour les compétitifs qui essaient de dépasser ».
M. Saint-Jalm a aussi mentionné la sortie de l’eau quelque peu laborieuse, compte tenu de la quantité de roches dans la partie moins creuse. Il a aussi déploré le fait qu’il n’y avait que des t-shirts de grandeur large, qu’une bénévole ait refusé de lui parler en français, que les trophées manquaient de caractère et que les médias nationaux ont à peine effleuré le sujet. « Les aires de ravitaillement étaient clairement mal foutues. Généralement, il y a un ordre défini : Gatorade, eau, coca…Malheureusement, chaque aire avait un système différent. Chez Trimes, on s’étonne toujours du fait que personne n’ait imposé un système de couleurs pour les gobelets.
Le triathlète a aussi critiqué l’ambition de Mont-Tremblant : « Entendu, Mont-Tremblant veut devenir le centre mondial de triathlon d’entrainement : on veut que les pros qui s’entraînent à San Diego ou à Boulder s’installent ici. Désolé, mais pour dire cela, il faudrait être (…) déconnecté de la réalité des pros. Il manque à Tremblant beaucoup de logements abordables, une piscine, des spécialistes en médecine sportive (…). Par contre, dire que Mont-Tremblant veut devenir une destination d’entraînement pour les triathlètes du nord-est de l’Amérique, nous sommes tout à fait en accord! ».

