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« Tous les athlètes ont un objectif secret » - Caroline Charland, participante au Ironman

Caroline Charland a pris part à deux camps d’entraînement d’une semaine, dont un en Arizona. Gracieuseté

Caroline Charland a pris part à deux camps d’entraînement d’une semaine, dont un en Arizona.

Brigitte Bertrand
Publié le 22 Avril 2012
Publié le 22 Avril 2012
Brigitte Bertrand  RSS Feed

Il y a moins d’un an, Caroline Charland n’avait jamais pratiqué sérieusement la course à pied, la nage ou le vélo. Mais voilà qu’elle décide de relever tout un défi : elle participera aux deux compétitions Ironman 2012 de Mont-Tremblant.

Sujets :
Ironman , Mont-Tremblant , Montréal , Québec

« Je ne savais pas encore nager l’automne dernier. Je ne me suis acheté un vélo de route qu’au printemps », de dire la triathlonienne. Caroline demeure maintenant à Montréal, mais est particulièrement attachée à Mont-Tremblant : « J’ai habité Mont-Tremblant pendant trois ans. J’étais superviseure à la réception de l’Hôtel Quintessence. Je reviens souvent, j’ai beaucoup d’amis dans la région ».

Impact sur l’entourage

La vie de Caroline a complètement été bouleversée par cette décision. « J’étais assez sédentaire, je ne faisais pas grand-chose avant. Tu as tout un changement de vie quand tu t’embarques là-dedans ». Ses amis et sa famille n’ont pas tout de suite compris ce qu’impliquait ce choix. « Dans leur tête, c’est comme si j’allais m’entraîner au gym. C’est un apprentissage pour eux aussi. Ce n’est pas tout le monde qui comprend, certains m’ont même dit que je les délaissais ».

Un horaire chargé

Pour se préparer physiquement, Caroline a entrepris un programme spécial en se joignant à un club de triathlon. « Je bénéficie ainsi des services d’un entraîneur, mais aussi de l’expérience des autres », souligne-t-elle. L’athlète de 35 ans fait deux heures de natation, trois jours par semaine. « On ne fait pas que des longueurs, mais aussi des exercices variés, comme des sprints et du renforcement ». Caroline s’inquiète d’une chose : « Je n’ai jamais nagé avec 2000 personnes. Ça fout les nerfs. J’ai entendu des histoires négatives d'autres athlètes, mais moi, je reste positive ». C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle a choisi de participer au 70.3, le demi-Ironman du 24 juin. « Je vais vivre l’excitation et l’énervement pour avoir moins de distraction lors du Ironman complet. Je vais pouvoir faire de la visualisation ».

« Je prends deux cours d’une heure par semaine de Powerwatts. On pédale au-dessus de notre force normale ». Maintenant que le beau temps arrive, elle pourra enfin sortir son vélo. « Au Québec, on fait un programme d’été et un programme d’hiver ». Pour la course à pied, Caroline s’est exercée sur le tapis roulant tout au long de la saison froide, mais aussi à l’extérieur quand c’était possible. « Je faisais environ 30 minutes au début, maintenant j’en suis à une heure et demie par entraînement ».

Caroline a aussi consulté un nutritionniste. « J’ai ajouté des protéines à mon régime, des légumes et des fruits, je mange plus fréquemment. On suggère à un athlète de manger de petits repas, permettant ainsi au corps d’être toujours en train de métaboliser ». Elle consomme aussi des mélanges de poudre et des suppléments vitaminiques. « Mais je n’ai pas encore mangé de steak pour déjeuner, comme c’est suggéré. Je suis assez standard ».

Une discipline en or

Elle se lève à 5h30 tous les matins, mange plusieurs repas par jour, travaille à temps plein et s’entraîne presque tous les jours. « Je prends mon vendredi soir pour moi, j’écoute la télévision et je ne fais rien. Mais à 21h30, je suis couchée! », dit-elle en riant. Elle a une routine bien implantée et les repas congelés que ses amis et sa mère lui préparent font son bonheur. « Je suis obligée de faire des brassées de lavage de linge sportif régulièrement», confie-t-elle.

Deux objectifs, un seul connu!

« Je voudrais terminer la course dans les 17 heures permises, mais je serais fière si je le faisais en 15-16 heures. Tous les athlètes ont un objectif secret et c’est vrai! Je vous dirai le mien si je réussis! ». Pour elle, compléter Ironman, c’est un défi de vie. « Je veux me surpasser et pouvoir me dire « Ayoye! J’ai fait ça! ». Jusqu’où peut-on pousser la machine? », conclut-elle.

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